The Godfather

The Godfather
Second volet de la trilogie, Le Parrain 2, grâce à de nombreux flashbacks, fait s'entrecroiser le destin de Vito Corleone et de son fils Michael. Le film est en effet composé alternativement de scènes du présent (durant lequel Michael est aux commandes de la famille) et du passé (racontant l'ascension sociale de Vito Corleone). Cette alternance permet à Francis Ford Coppola de faire de la comparaison entre les deux personnages, l'une des originalités du film. Ce long métrage est également l'occasion pour le réalisateur d'origine italienne de rendre un hommage aux nombreux peuples qui ont émigré vers les États-Unis. C'est notamment le cas lors de la scène durant laquelle le jeune Vito Corleone débarque à Ellis Island avec ses compatriotes italiens.

# Posté le samedi 12 avril 2008 04:59

Modifié le samedi 12 avril 2008 05:10

Le Parrain

Le Parrain
Marlon Brando (3 avril 1924 à Omaha - 1er juillet 2004 à Los Angeles) était un acteur et réalisateur américain.

Marlon Brando est une icône du septième art à l'instar de Marilyn Monroe, Louise Brooks et James Dean. Sa présence extraordinaire, sa voix nasillarde, son regard hypnotique donnent à ses dialogues des parfums d'incantations, à ses films des allures de testaments bibliques. Sa beauté et son allure ont été des standards d'une époque.


En 1945, à New York, les Corleone sont une des cinq familles mafieuses de la ville. Don Vito Corleone est « le Parrain » de cette famille. Sollozzo, dit « le Turc », qui est protégé par « le Parrain » de la famille Tattaglia- qui se prononce Tatalia- propose à Don Vito une association dans le trafic de drogue, mais celui-ci refuse, car il risquerait d'y perdre ses appuis politiques pour des raisons morales. Sonny, un de ses fils, y est quant à lui favorable. Afin de traiter avec Sonny, Sollozzo tente de faire tuer Don Vito, mais celui-ci en réchappe. Michael, le frère benjamin de Sonny, recherche alors les commanditaires de l'attentat avec l'aide de toute la famille Corleone dont son frère Sonny. Commencent alors les représailles...

# Posté le vendredi 11 avril 2008 16:31

Modifié le samedi 12 avril 2008 05:19

De Niro

De Niro
Filmographie de Robert De Niro

* Brazil ( en 1985 )
* Stardust, le mystère de l'étoile ( en 2007 )
* Raisons d'Etat ( en 2007 )
* Le Pont du Roi Saint Louis ( en 2005 )
* Trouble Jeu ( en 2005 )
* Mon beau-père, mes parents et moi ( en 2005 )
* Gangs de requins ( en 2004 )
* Père et flic ( en 2004 )
* Godsend, expérience interdite ( en 2004 )
* Mafia blues 2 - la rechute ( en 2003 )
* Showtime ( en 2002 )
* The score ( en 2001 )
* 15 minutes ( en 2001 )
* Mon beau-père et moi ( en 2000 )
* Personne n'est parfait(e) ( en 2000 )
* Mafia blues ( en 1999 )
* Ronin ( en 1998 )
* Simples secrets ( en 1998 )
* De grandes espérances ( en 1998 )
* Des hommes d'influence ( en 1998 )
* Jackie Brown ( en 1998 )
* Copland ( en 1997 )
* Le fan ( en 1997 )
* Sleepers ( en 1996 )
* Casino ( en 1996 )
* Heat ( en 1996 )
* Les Cent et une nuits ( en 1994 )
* Frankenstein ( en 1995 )
* Blessures secrètes ( en 1994 )
* Il était une fois le Bronx ( en 1994 )
* Mad dog and glory ( en 1993 )
* La loi de la nuit ( en 1993 )
* Hollywood Mistress ( en 1991 )
* Les nerfs à vif ( en 1992 )
* Backdraft ( en 1991 )
* La liste noire ( en 1991 )
* L'éveil ( en 1991 )
* Les Affranchis ( en 1990 )
* Stanley and Iris ( en 1990 )
* Nous ne sommes pas des anges ( en 1990 )
* Midnight Run ( en 1988 )
* Les Incorruptibles ( en 1987 )
* Angel heart - Aux portes de l'enfer ( en 1987 )
* Mission ( en 1986 )
* Falling in love ( en 1985 )
* Il était une fois en Amérique ( en 1984 )
* La valse des pantins ( en 1983 )
* Raging Bull ( en 1980 )
* Voyge au bout de l'enfer ( en 1979 )
* Voyage au bout de l'enfer ( en 1978 )
* New York, New York ( en 1977 )
* Le dernier nabab ( en 1976 )
* 1900 ( en 1977 )
* Taxi Driver ( en 1976 )
* Mean Streets ( en 1976 )
* Le parrain 2 ( en 1974 )
* Le dernier match ( en 1973 )
* Jennifer on my mind ( en 1971 )
* Greetings ( en 1968 )
* Trois chambres à Manhattan ( en 1965 )
* Les chemins de la dignité ( en 2000 )
* Né pour vaincre ( en 1971 )
* Bloody Mama ( en 1969 )
* Sanglantes confessions ( en 1981 )
* Les aventures de Rocky et Bullwinkle ( en 2000 )
* The Gang That Couldn't Shoot Straight ( en 1971 )
* Sam's Song ( en 1962 )
* Righteous Kill ( en 2008 )
* Hi, Mom ! ( en 1970 )
* Jacknife ( en 1988 )
* The Wedding Party ( en 1969 )
* Everybody's Fine ( en 2008 )

Les films réalisés par Robert De Niro

* Raisons d'Etat( en 2007 )
* Il était une fois le Bronx( en 1994 )



Biographie de Robert De Niro

Robert de Niro, la légende. A l'instar de Gérard Depardieu et Al Pacino, ses alters-ego, Robert de Niro n'a plus rien à prouver.

L'acteur majeur est prêt à tout pour survivre artistiquement, y compris tourner dans des films mineurs, indignes de son talent. Un prix bien cher payé pour voir ses fulgurances en tant que metteur en scène (Raison d'état / The Good Shepherd avec Angelina Jolie et Matt Damon, Il était une fois le Bronx)

Ou simple comédien ...

Robert de Niro tente de capitalise sur son succès et le culte qui l'entoure depuis ses prestations intenses (Le Parrain 2 / The Godfather part II, Means Streets, Raging Bull, Taxi Driver).

Tournant depuis quelques années dans des films très commerciaux mais pas néammoins déplaisants (Mon beau-père, mes parents et moi / Meet the Fockers, Mon beau-père et moi / Meet the parents avec Ben Stiller et Dustin Hoffman, Mafia Blues, Copland).


Quelques navets (Showtime, The Score).

Et de rares films majeurs (Jackie Brown, Heat, Casino).


Flash-back. Nous sommes le 7 août 1943 à New-York. Naissance de Robert de Niro.
Après de courtes études, le jeune Robert de Niro quitte l'école à 16 ans tout juste.
Son nouvel objectif : devenir acteur.
Pour parvenir à ses fins, il intègre le Dramatic Worksphip.


S'ensuit également des cours au Luther James Studio, et surtout l'Actor's Studio.
Là il fait la connaissance d'un certain Harvey Keitel.

A 22 ans tout juste, Robert de Niro obtient son tout premier rôle dans Trois chambres à Manhattan de Marcel Carné.

Sa carrière prend cependant un tournant intéressant dès l'année suivante. Brian de Palma le prend sous son aile. Les deux hommes tournent des comédies à moitié improvisés à l'image de Greeting et Hi, Mom !

Après cette expérience riche en improvisation, Robert de Niro fait LA rencontre déterminante qui va changer son destin. Son nouveau mentor : Martin Scorcese.

Très vite, le courant passe entre le metteur en scène surdoué et l'acteur de talent.
Première collaboration : Means Streets, où Robert de Niro incarne Johnny Boy.
Une interprétation dense qui subjugue aussi bien le public que la critique.

Fort de premier succès, Martin Scorcese recourt à nouveau aux services de Robert de Niro dans l'inoubliable Taxi Driver.
Une composition glaçante, crane rasé, qui révèle également la toute jeune Jodie Foster en fille de joie. Mémorable.
Mais le sommet est atteint avec Raging Bull, film de box entré dans l'histoire du septième art.
Robert de Niro est consacré par un Oscar du meilleur acteur .

Entre temps, Robert de Niro s'est affirmé comme un comédien culte et d'envergure au même titre qu'Al Pacino et Gérard Depardieu (avec qui il débuta dans 1900), avec des oeuvres majeures qui marquèrent les esprits :

Le Parrain 2 / The Godfather part II de Francis Ford Coppola (Oscar du meilleur second rôle pour ce film, Voyage au Bout de l'enfer, la comédie musicale New-York, New-York.

A chaque fois Robert de Niro s'investit dans ses rôles de manière remarquable (il côtoie des mineurs pour Voyageau bout de l'enfer, interroge les metteurs en scène, prend 30 kilos pour Raging Bull), rendant chacune de ses apparitions dense, unique.


Secret, discret au possible (voir le magazine Première juillet 2007 intitulé "Le mystère de Niro"), Robert de Niro reste avant tout un homme peu disert.

Père de 5 enfants, réalisateur émérite (Raison d'état / The Good Shepherd avec Angelina Jolie et Matt Damon, Il était une fois le Bronx), Robert de Niro tente de capitaliser sur son succès, tournant depuis quelques années dans des films très commerciaux mais pas néammoins déplaisants (Mon beau-père, mes parents et moi / Meet the Fockers, Mon beau-père et moi / Meet the parents avec Ben Stiller et Dustin Hoffman, Mafia Blues, Copland).

Quelques navets (Showtime, The Score).

Et de rares films majeurs (Jackie Brown, Heat, Casino).

Comme Gérard Depardieu et Al Pacino, ses alters-ego, Robert de Niro n'a plus rien à prouver, l'acteur majeur est prêt à tout pour survivre artistiquement, y compris tourner dans des films mineurs, indignes de son talent. Un prix bien cher payé pour voir ses fulgurances.

# Posté le vendredi 11 avril 2008 16:29

Modifié le samedi 12 avril 2008 05:17

Al Pacino

Al Pacino
1969 - ME , NATALIE
1971 - PANIQUE A NEEDLE PARK
1972 - LE PARRAIN
1973 - SERPICO 1973 - EPOUVANTAIL ( L' )
1975 - PARRAIN (le) 2EME PARTIE
1975 - APRES-MIDI DE CHIEN ( UN )
1977 - BOBBY DEERFIELD
1979 - JUSTICE POUR TOUS
1980 - LA CHASSE ( CRUISING )

1982 - AVEC LES COMPLIMENTS DE L'AUTEUR
1983 - SCARFACE
1985 - REVOLUTION
1989 - MELODIE POUR UN MEURTRE
1989 - THE LOCAL STIGMATIC
1990 - DICK TRACY
1990 - LE PARRAIN 3EME PARTIE
1991 - FRANKIE & JOHNNY
1992 - LE TEMPS D'UN WEEK-END
1992 - GLENGARRY GLEN ROSS
1993 - L'IMPASSE
1995 - HEAT
1995 - CITY HALL
1995 - INSTANT DE BONHEUR
1996 - DONNIE BRASCO
1996 - LOOKING FOR RICHARD
1997 - L'ASSOCIE DU DIABLE
1997 - PITCH 1999 - RÉVÉLATIONS -----
2000 - CHINESE COFFEE
2000 - L'ENFER DU DIMANCHE -----
2002 - SIMONE UNE STAR EST... CREEE
2002 - INSOMNIA
2002 - LA RECRUE
2002 - INFLUENCES
2003 - AMOURS TROUBLES

2003 - DON CORNELIUS
2003 - THE MERCHANT OF VENICE
2004 - MONSTER OF LONGWOOD
2004 - TWO FOR THE MONEY
2005 - 88 MINUTES
2007 - OCEAN'S 13
2007 - BRANDO
2008 - SALOMAYBE

PROCHAINEMENT :
Dali and I : The Surreal Story & Righteous Kill


Acteur américain né le 25 avril 1940 à New York (New York, U.S.A.). Son grand-père est sicilien; ses parents divorcent alors qu'il a deux ans. Sa mère l'élève dans le quartier du Bronx, dans une atmosphère très italienne. Al va au cinéma tous les samedis après-midi. Très tôt, il fait preuve d'un goût très prononcé pour le théâtre; ses professeurs l'encouragent dans cette voie. Il suit alors les cours de la New York High School of Performing Arts. Pour subvenir aux besoins des siens, il occupe différents emplois, dont celui d'ouvreur de théâtre. Il suit l'enseignement de l'acteur Herbert Berghof, puis s'inscrit à l'Actor's Studio,où il étudie avec Lee Strasberg. Son interprétation de Richard III fait une grande impression sur ses camarades. Il devient membre de la Theatre Company of Boston (à laquelle il restera fidèle par la suite, alternant cinéma et théâtre).

]Pacino est remarqué par la critique en 1968 pour son interprétation dans "The Indian Wants the Bronx", pièce d'Israel Horowitz, qui lui décerne un "Obie". En février 1969, il joue "Does a Tiger Wear a Necktie ?" à Broadway. Il reçoit un Tony Award, équivalent de l'Oscar au théâtre. Il joue avec son ami John Cazale dans "The Local Stigmatic", puis dans "Camino Real" en 1970, qui le consacrent définitivement sur la scène. Parmi ses autres rôles, citons : "La Mouette", "The Connection", "Hell out there", "Tiger at the Gates", "The Basic Training of Pavlo Hummel", "Richard III" à nouveau. Il fait ses débuts au cinéma en 1969 : son nom vient en treizième position au générique. Cela ne se reproduira plus jamais. Il obtient le rôle principal de PANIQUE À NEEDLE PARK. Mais il se fait connaître du grand public avec LE PARRAIN : il vole la vedette à Brando et reçoit une nomination à l'Oscar.

]Les critiques new-yorkais lui décernent le "Best Actor Award". Il devient une star, ce qui ne l'empêche pas de retourner au théâtre, pour un salaire modique. Le public français le découvre véritablement avec L'ÉPOUVANTAIL, film de Schatzberg qui reçoit la Palme d'Or au Festival de Cannes en 1973. Pacino reçoit une mention spéciale du jury (ainsi que Gene Hackman). Ses trois films suivants, de 1973 à 1975, lui valent chacun une nomination à l'Oscar ! Devenu un acteur de premier plan, il tourne avec Sydney Pollack, puis avec Norman Jewison. Son interprétation dans JUSTICE POUR TOUS lui vaut une nouvelle nomination à l'Oscar, mais il est battu par Dustin Hoffman (KRAMER CONTRE KRAMER). Dix films, cinq nominations à l'Oscar, telle est l'ascension irrésistible d'Al Pacino, l'un des comédiens les plus représentatifs de sa génération, avec Robert De Niro et Dustin Hoffman (qui a commencé sa carrière cinématographique deux ans plus tôt).

]Les deux hommes ont d'ailleurs de nombreux points communs et une certaine ressemblance physique. Son jeu tout intérieur, sa voix très basse, à la limite de l'audible, son regard de chien battu, font de lui un écorché vif et donnent à ses interprétations une concentration intense. Ses compositions sont déjà de véritables anthologies : le jeune drogué de PANIQUE À NEEDLE PARK; Michael Corlone réglant la succession de son père dans LE PARRAIN; "Lion", le pathétique vagabond de L'ÉPOUVANTAIL; Frank Serpico, le jeune policier se dressant contre la corruption de la police; Sonny, le jeune braqueur criant "Attica ! Attica !" dans UN APRÈS-MIDI DE CHIEN; Bobby Deerfield, le coureur automobile découvrant la vie, l'amour et la mort ; et le jeune avocat se faisant une certaine idée de la justice dans JUSTICE POUR TOUS.

Après un brillant retour au thriller urbain dans CRUISING — il y est, Steve Burns, un policier enquêtant dans le milieu homosexuel — Al Pacino aborde pour la première fois la comédie en 1982 dans AVEC LES COMPLIMENTS DE L'AUTEUR, écrit par le dramaturge Israel Horovitz. Il y incarne, aux côtés de Dyan Cannon et Tuesday Weld, un auteur de Broadway délaissé par sa femme et ses enfants alors qu'on monte enfin sa première pièce. L'année suivante, il reprend — dans un remake hyper-violent et controversé signé Brian De Palma sur un scénario d'Oliver Stone — le rôle du célèbre gangster SCARFACE, (ici Tony Montana) inspiré du jeune Al Capone et créé par Paul Muni dans le film de Howard Hawks. Puis il tourne son premier personnage historique – aux côtés de Nastassja Kinski – Tom Dobb, dans la co-production américano-britannique RÉVOLUTION, qui retrace la Guerre d'Indépendance de 1776.

Dans le thriller SEA OF LOVE, il incarne Frank Keller, un flic en bout de course, fasciné par une inquiétante suspecte, interprétée par Ellen Barkin. Pacino est méconnaissable en Big Boy Caprice, le gangster grimé, lubrique et sanguinaire de la célèbre bande dessinée américaine luxueusement adaptée à l'écran par Warren Beatty, DICK TRACY, pour lequel il obtient sa deuxième citation à l'Oscar du Meilleur Second Rôle Masculin après LE PARRAIN, ainsi que l'American Comedy Award. Avec LE PARRAIN 3e PARTIE, il recrée une nouvelle fois pour Coppola le personnage qui l'a rendu célèbre : Michael Corleone, grisonnant et en quête de respectabilité, tente en vain de soustraire ses enfants à l'emprise de la mafia... Puis Pacino retrouve sa partenaire de SCARFACE, Michelle Pfeiffer, dans la comédie dramatique FRANKIE ET JOHNNY : l'histoire d'amour, sur fond de restaurant gréco-new-yorkais, entre une serveuse et un cuisinier fraîchement sorti de prison et lecteur de Shakespeare.

Dans GLENGARRY, l'adaptation de la pièce de David Mamet, il interprète, aux côtés de Jack Lemmon, Ricky Roma, le “commercial” aux dents longues d'une agence immobilière qui vend des terrains en friche à de riches clients crédules. La même année, il incarne, après Vittorio Gassman, le séducteur aveugle et suicidaire du remake de PARFUM DE FEMME, intitulé en français LE TEMPS D'UN WEEK-END; le rôle du colonel Frank lui vaut enfin son premier Oscar, après quatre citations infructueuses pour SERPICO, LE PARRAIN 2e PARTIE, UN APRÈS-MIDI DE CHIEN et JUSTICE POUR TOUS. En 1993, il retrouve Brian De Palma pour L'IMPASSE : il y joue un gangster sortant de prison et essayant en vain de se ranger. Parallèlement à sa carrière à l'écran, Al Pacino n'a cessé de se produire sur scène.

Au cours de la décennie, il est notamment apparu dans “American Buffalo”, de David Mamet, qu'il joua à Broadway en 1983, à Londres en 1984, puis dans diverses mises en scène au cours des quatre années suivantes au Public Theatre dans “Jules César”, de Joseph Papp en 1988, et dans “The Local Stigmatic”, qu'il joua en mars 1990 au Museum of Modern Art de New York et au Public Theatre, avant de produire, d'interpréter et de co-réaliser l'adaptation cinématographique de la pièce. En 1992, il s'illustra au Circle in the Square de New York dans “Salomé”, d'Oscar Wilde, sous la direction de Robert Allan Ackerman, avec Sheryl Lee dans le rôle-titre, ainsi que dans “Chinese Coffee”, d'Ira Lewin, dans une mise en scène d'Arvin Brown. Il réalisera d'ailleurs lui-même l'adaptation cinématographique de cette pièce en 2000. Il avait auparavant fait des débuts fracassants derrière la caméra avec LOOKING FOR RICHARD (1996), passionnante étude sur le personnage de Richard III créé par Shakespeare.

Durant la seconde moitié des années 90 et les années 2000, la carrière d'Al Pacino devient schizophrène : fiévreuse et passionnante chez de grands cinéastes, outrancière dans des projets sans envergure. Dans la première catégorie, son interprétation d'un flic abîmé par la vie et fasciné par le criminel qu'il traque dans HEAT (1995) est un des sommets de sa carrière. Dirigé par Michael Mann, ce polar lui permet de jouer pour la première fois face à Robert De Niro. Les deux acteurs ne s'étaient en effet croisés à l'écran que lors d'un fondu enchaîné liant un flashback et le présent dans LE PARRAIN 2. Pacino retrouvera Mann pour REVELATIONS (1999), passionnante plongée dans les arcanes de l'industrie du tabac. Parmi les autres projets marquants de l'acteur, L'ENFER DU DIMANCHE (1999) d'Oliver Stone lui permet de rappeler la puissance de son jeu, tout comme SIMONE (2002) où il allie charisme et dérision dans le rôle d'un producteur de cinéma, mais également DONNIE BRASCO (1997) de Mike Newell, dans lequel il revient à un style plus sobre, campant un mafieux raté. Son rôle dans la mini-série ANGELS IN AMERICA (2003), traitant avec poésie et intensité des premières « années Sida » est également notable. Malheureusement, ces essais réussis ne font pas oublier des choix moins judicieux, de L'ASSOCIE DU DIABLE en 1997 où il joue Satan, à INSOMNIA (2002), plat remake d'un film danois, en passant par LA RECRUE (2003), et les désastreux AMOURS TROUBLES (2003), TWO FOR THE MONEY (2005) et 88 MINUTES (2006). Même sa composition du méchant d'OCEAN'S 13 aux côtés des Clooney, Pitt et Damon ne convainc pas tout à fait. Mais l'acteur a encore des ressources et doit apparaître en 2008 dans la peau du peintre Salvador Dali dans DALI AND I, dirigé par son réalisateur de SIMONE, Andrew Niccol

# Posté le vendredi 11 avril 2008 16:28

Modifié le samedi 12 avril 2008 05:18

Les 2 Légendes du cinéma

Les 2 Légendes du cinéma
Ils ont le même âge (à trois ans près), les mêmes origines italiennes, sont tous deux des monstres sacrés du cinéma américain, leurs vies mouvementées et leurs carrières prestigieuses semblent se dérouler en parallèle : deux spécialistes posent un habile regard croisé sur Al Pacino et Robert De Niro

# Posté le vendredi 11 avril 2008 16:12

Modifié le vendredi 11 avril 2008 16:49